Le mois de mai est terminé ! Cette année, j’ai lancé un nouveau format sur mon compte Instagram : les recos de la semaine !
Comme son nom l’indique, je vous y recommande chaque dimanche 3 oeuvres différentes. Cela peut être un film, une série, un manga, un jeu…
Voici une compilation de toutes mes recommandations du mois de mai !
Recos lectures : Des cupidons et des vampires
Love bullet – Inee

Je ne lis quasiment jamais de romance et encore moins de yuri (my bad).
J’ai la sensation que Love bullet m’a ouvert les portes d’un style trop mignon et agréable à lire.
Ici, j’ai apprécié le mélange des genres : action, fantastique, romance.
Le découpage dans les scènes de combat est hyper efficace et lisible dans son exécution. Le récit est rythmé, on ne s’ennuie pas.
Je me suis attaché aux différentes héroïnes et leur chara design.
J’ai trouvé la partie romance assez touchante là où je ne l’attendais pas.
Plusieurs idées de mise en scène m’ont paru hyper intelligentes et m’ont permis d’accrocher dès le début.
Le style de dessin marche plutôt bien sans être transcendant.
En résumé, si vous cherchez un manga plutôt chill et équilibré entre action et romance, Love bullet me parait assez prometteur dans son genre.
J’ai passé un très bon moment en le lisant !
Saigneurs – Lou Lubie

tant assez fan du travail de l’autrice, je n’avais pourtant aucune idée du sous-texte de Saigneurs avant d’acheter la BD. J’ai d’abord été accroché par les différents personnages principaux et leur caractère bien à eux. La mise en page sublime qui souligne le propos toujours aussi efficacement. J’ai également apprécié la liste de faits tout à la fin qui montre à quel point le sujet est bien documenté.
On parle donc ici de VSS sous le prisme d’une histoire de vampires. J’ai trouvé ça assez intelligent et donc moins frontal que s’il n’y avait pas eu toute cette métaphore. La BD nous fait néanmoins ressentir toute l’ampleur et l’impact de ces violences au sein de la société. Comment chaque individu ou groupes d’individus va se comporter différemment face à ces situations mais aussi toute l’oppression systémique et le passif de la relation vampires-humains plus ou moins tacite.
La BD agit donc ici comme reflet de notre propre réalité.
Et c’est assez triste de le constater.
J’ai également apprécié toutes les nuances apportées par les différents personnages principaux.
Et le fait que ça m’apporte peut-être de meilleurs questionnements sur ma place dans l’équation en tant qu’homme.
Recos films : L’horreur à son prime
Obsession

C’est mon coup de coeur absolu du moment !
Curry Barker a réussi à prendre d’un peu tous les films d’horreur que j’adore pour en faire quelque chose d’hyper fun et innovant.
Obsession traite de sujets tels que les comportements toxiques au sein d’un couple, l’emprise, les VSS, les incels sous couvert du registre horrifique avec une approche déguisée par “le film de possession”.
Comment ne pas parler de la performance hors du commun d’Inde Navarette ? Qui passe d’une voix, d’une émotion à une autre avec des expressions faciales déjà cultes !
Le film est trop fort sur la gestion du son, de la lumière !
Il est aussi drôle que “malaisant”, aussi grotesque qu’effrayant.
Il est toujours brillant dans sa mise en scène.
Maintenant, j’ai juste envie de me forcer à step up mon anglais pour découvrir le reste des courts-métrages de Barker.
Dans mon livre, c’est déjà un classique.
Hokum

Damian Mc Carthy nous prouve une fois de plus qu’il sait comment (vraiment) nous faire peur avec son nouveau film d’horreur : Hokum !
Là où le film fait fort c’est quand il exploite les traumatismes du personnage principal pour lui faire vivre un véritable cauchemar.
Pour moi, Hokum atteint son pic lorsque le personnage du lapin apparait.
La mise en scène est géniale et rend ce passage tellement iconique !
Le niveau redescend après ça. La sorcière a bien plus d’impact “suggérée” plutôt que “montrée”. La tension ne fait que monter sans nous donner le temps de souffler toute la séquence où le personnage d’Adam Scott est prisonnier de cette chambre d’hôtel glauque. J’ai moins été convaincu par la suite, bien que les frissons restent autant au rdv. J’ai beaucoup aimé aussi le début du film lorsqu’on arrive en Irlande. On nous pose bien le décor. Ca m’a donné un arrière goût de folk horror qui est un sous-genre que j’apprécie énormément. Les acteurs sont très bons ! Et comme pour Oddity, ce sont souvent les types les plus louches qui sont en fait de bons gars. Le contraire s’applique donc aussi.
Good luck, have fun, don’t die

Aïe aïe aïe… J’avais d’énormes attentes pour Good luck, Have fun, Don’t die. Je suis sorti de mon visionnage, assez mitigé.
Par moments, le film a des éclairs de génie. Je pense notamment à l’acte final que j’ai trouvé franchement sympa et qui m’a marqué visuellement.
On nous présente d’entrée de jeu toute une galerie de personnages qui ne seront quasiment pas développés durant les 2h de film, ou alors très en surface.
La narration est entrecoupée par des flashbacks ultra mal rythmés (cela dit, plus intéressants que l’intrigue mou du genou qui prend place dans le présent).
Je ne me suis pas attaché aux différents personnages malgré leurs caractéristiques parfois assez intéressantes.
Le personnage de Sam Rockwell aurait pu être 100 fois plus drôle et décalé, je l’ai trouvé un peu en dessous.
La vérité, c’est qu’on m’avait promis du Everything Everywhere et je me suis retrouvé devant un épisode de Black mirror de 2h mal rythmé, plein de bonnes idées mais qui n’en fait pas toujours grand chose (sauf pour l’acte final que j’ai vraiment bien aimé).
Pour le plaisir

Je dois avouer que voir un sujet aussi méconnu traité dans un film avec autant de légèreté et de tendresse a quelque chose de réellement rafraichissant.
Pour le plaisir a aussi une certaine dimension ludique sans être prise de tête ou moralisateur qui est assez plaisante.
Le duo Alexandra Lamy et François Cluzet est un poil gênant par moments mais finit toujours par être drôle et touchant.
En bref, j’ai passé un bon moment devant ce film rempli de bonnes intentions et ses messages de sensibilisation positifs autour de la sexualité en général.
(Malgré un montage et une mise en scène proches du téléfilm).
Et toi ? Qu’en as-tu pensé ?
N’hésite pas à commenter ce qui t’a marqué en mai !
On se retrouve le mois prochain pour les recos du mois de juin !
En attendant, tu peux me retrouver sur Instagram, TikTok et YouTube via mon link tree !
À très vite 🙂
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