Devenir aigri

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Super Mario Galaxy (2026)

Récem­ment, j’ai pu décou­vrir au ciné­ma la nou­velle ité­ra­tion du stu­dio Illu­mi­na­tion du Nin­ten­do verse : Super Mario Galaxy !

Pour être hon­nête, je dois dire que j’y allais sans trop d’attentes mais assez enthou­siaste à l’idée de le découvrir.

J’avais appré­cié le pre­mier opus en 2023 sur­tout pour ses cou­leurs et son ani­ma­tion 3D impeccable.

Seule­ment voi­là, au bout de peut-être 20, 30 minutes devant Super Mario galaxy et mal­gré les décors extra­or­di­naires et scènes d’action pre­nantes du film, je me suis sur­pris à m’ennuyer.

Pour­tant, en terme de spec­tacle et de mise en scène : rien à dire.

Super Mario galaxy fait rêver par ses visuels et ses trou­vailles pour varier son animation.

Mais alors, vous allez me dire « qu’est-ce qui n’allait pas dans ce cas ? »

Si sur la forme, je n’ai pas grand chose à repro­cher à mon expé­rience en salle, c’est le fond qui a péché à m’accrocher d’après moi.

Sché­mas nar­ra­tifs répé­ti­tifs, arcs de per­son­nages brouillons, pro­ta­go­nistes sous-exploi­tés, jusqu’à manque de ten­sion, d’émotions ou d’enjeux.

Cer­tains d’entre vous me diront qu’ils auront jus­te­ment appré­cié la légè­re­té que pro­pose Super Mario Galaxy avec cet appel à l’aventure.

Peut-être qu’une oeuvre comme celle-ci n’a pas néces­sai­re­ment besoin de ten­sion dra­ma­tique ou de grands enjeux pour briller ?

Que le fan ser­vice, les trans­for­ma­tions à gogo et les nou­veaux per­son­nages suf­fisent à com­bler les attentes du public ?

Et pour­tant je me suis ennuyé.

La plu­part des blagues n’ont pas réus­si à me faire rire, j’ai trou­vé que ça alour­dis­sait le rythme.

Je n’ai pas réus­si à avoir de vraies attaches pour le cas­ting principal.

Je ne res­sen­tais rien de spé­cial pour eux.

Je ne me sen­tais pas impli­qué émo­tion­nel­le­ment dans leur his­toire (contrai­re­ment au pre­mier film que je trou­vais plus juste sur ce sujet).

C’est là que j’en viens à me deman­der si je ne suis pas le public visé.

Est-ce que j’ai dépas­sé l’âge pour ce genre de film ?

Pour­tant, j’ai tou­jours eu un attrait par­ti­cu­lier pour les films d’animation.

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Jum­pers

C’est encore aujourd’hui sûre­ment l’un des for­mats que je pré­fère pour racon­ter des histoires.

Et je me suis rap­pe­lé qu’il y a pas si long­temps que ça, j’ai décou­vert Jum­pers et que c’est encore à ce jour mon top 1 de 2026.

Alors pour­quoi Super Mario Galaxy m’a lais­sé autant en dehors ?

J’ai pu voir pas­ser de nom­breuses cri­tiques à son sujet mais en terme de box office, on peut dire que le film est un réel succès.

J’ai aus­si pu consta­ter en décor­ti­quant des com­men­taires un peu par­tout, en écou­tant des pod­casts et autres for­mats courts sur les réseaux que les per­sonnes habi­tuées aux salles obs­cures avaient for­cé­ment un regard plus cri­tique que des familles ou des per­sonnes moins fami­lières du grand écran. Logique en même temps.

Alors je me dis que c’est peut-être juste moi qui n’ai pas su appré­cier l’expérience à cause de mon esprit critique ?

J’aurais juste pu me conten­ter de gar­der des étoiles plein les yeux et de me sen­tir exal­té devant ce tour­billon de cou­leurs rien que le temps d’une heure et demi.

De ne rete­nir que le meilleur de ce que j’ai vu.

Un peu comme ces familles qui emmènent leurs enfant au ciné­ma une ou deux fois par an.

Comme moi à l’époque où j’allais voir le der­nier Mar­vel, le der­nier gros film d’animation ou le der­nier film de la bande à Fifi (j’étais fan à l’époque). 

Aujourd’hui, j’ai un pass depuis deux ans et je vais au ciné­ma envi­ron 80 fois par an.

Je vais même par­fois voir des films qui ne m’attirent pas tant que ça parce que dans le doute je pour­rais être surpris.

Mais est-ce que le fait de voir plus de films me rend alors plus sélectif ?

Est-ce que deve­nir « ciné­phile » m’a ren­du plus aigri au fond ?

Se forger un esprit critique 

Il y a quelques semaines, je me suis mis à explo­rer un nou­veau for­mat court sur mes réseaux et j’ai donc expé­ri­men­té la cri­tique en voix off. Sur des vidéos entre 30 secondes et 1 minute géné­ra­le­ment. C’était la pre­mière fois que je m’essayais à ce genre d’exercice et j’appréhendais un peu les retours. En véri­té, je crois que je ne m’étais jamais sen­ti légi­time de don­ner mon avis sur un film qui soit lisible/​audible par tout le monde avant ça. La notion de ciné­phi­lie m’a sou­vent parue « inac­ces­sible » comme si elle était réser­vée à une sorte d’élite. Et je ne me sen­tais pas assez « édu­qué » sur le sujet pour émettre un quel­conque juge­ment sur une oeuvre dont je ne connais­sais pas tous les tenants et abou­tis­sants. À tort ou à raison.

En com­men­çant à regar­der de plus en plus de films autour de mes 20 ans suite à mes études de ciné­ma, je me suis aus­si ren­du compte que sur Inter­net, per­sonne ne se gênait pour don­ner un avis sur abso­lu­ment tout et pas seule­ment les films. Les avis « sens cri­tique » me sem­blaient sou­vent pédants et trop 1er degré. Je ne me sen­tais pas au niveau. Quand je sor­tais d’une expé­rience en salle, je ne savais pas tou­jours trop quoi dire ou en pen­ser. J’ai tou­jours eu l’impression qu’en ren­trant dans cette sphère du ciné­ma, il y avait tou­jours une impul­sion à la note ou à l’avis. Cela fait quelques années que j’utilise des appli­ca­tions pour réper­to­rier et noter mes films et par­fois cela peut vite trans­for­mer une expé­rience en « don­née à rentrer ».

Mais moi, j’ai tou­jours aimé écrire. Petit, ça pas­sait beau­coup par la fic­tion puis aujourd’hui, les articles entre autre. Je me suis dit qu’à force de regar­der des films, d’en aimer ou non, j’avais peut-être des choses à en dire, his­toire d’en lais­ser une trace ou un sou­ve­nir. J’ai eu envie de prendre ça comme un exer­cice. De rédac­tion au début puis d’expression à l’orale. Et je dois dire que ça m’apporte quelque chose de posi­tif, que ça me fait du bien.

Quand la sai­son 2 du live action de One Piece est sor­tie, j’avais pos­té une vidéo cri­tique des­sus pour don­ner mon avis. J’y avais un pro­pos assez nuan­cé, je sou­li­gnais les défauts mais je recon­nais­sais aus­si les points forts de la série. J’ai reçu un com­men­taire qui m’avait assez mar­qué sur le moment. Ce com­men­taire avait mal pris mon retour et n’avait pas sup­por­té que j’émette des avis néga­tifs sur peut-être sa série pré­fé­rée. Il avait dit quelque chose du style « Vous vous pre­nez tous pour des cri­tiques, si vous n’aimez pas, arrê­tez juste d’en par­ler. Vous avez qu’à faire mieux. » Je n’avais pas été rabais­sant dans ma cri­tique, j’avais juste don­né mon avis comme des mil­lions de per­sonnes sur inter­net qui ne sont pas néces­sai­re­ment sho­wrun­ners de séries sur Netflix.

Ca m’a fait me rendre compte qu’en réa­li­té, sûre­ment beau­coup de per­sonnes ne prennent pas de recul sur ce qu’elles regardent ou n’acceptent juste pas un regard cri­tique. C’est par­fois dif­fi­cile de trou­ver des avis qui ne soient ni tous noirs ni tous blancs.

Être cinéphile

Aujourd’hui, mal­gré mes près de 300 films vision­nés par an, je ne sais même pas si je me consi­dère comme « ciné­phile ». Je crois que c’est un mot que je n’aime pas vraiment.

J’essaye de m’ouvrir à des genres, des for­mats et des pays différents.

Par­fois c’est bien, par­fois c’est chiant.

On n’est défi­ni­ti­ve­ment pas faits pour accro­cher à tout. On peut essayer de s’intéresser et com­prendre les inten­tions mais par­fois res­ter juste en dehors. Ou au contraire, être cho­pé par une chose à laquelle on ne s’attendait tout sim­ple­ment pas, être sur­pris, y repen­ser encore le len­de­main ou plus long­temps. Puis que ça finisse par empor­ter une petite par­tie de nous.

Il y a des films qui n’ont par­fois pas de grandes pré­ten­tions, ce sont sou­vent les meilleurs.

C’est vrai qu’il y a quand même des films objec­ti­ve­ment pas oufs ou incroyables dans les­quels je trouve quand même tou­jours quelque chose d’intéressant ou d’au moins divertissant.

Mais être ciné­phile, est-ce que ça passe par avoir une culture ciné­ma­to­gra­phique irré­pro­chable com­po­sée uni­que­ment de chefs d’oeuvres incon­tour­nables plé­bis­ci­tés par tout le monde ou juste essayer de s’intéresser un peu à tout, être curieux et ouvert mais sur­tout, aimer le ciné­ma, avec un esprit cri­tique mais aimer le ciné­ma quand même ?

Est-ce que c’est ce gouffre entre ces deux notions qui déter­mine le moment où tu deviens un peu aigri finalement ?

Conclusion

Mer­ci de m’avoir lu jusqu’ici !

C’est un article plus long que d’habitude en mode « essai », j’essaye de me remettre un peu à l’écriture après ces longs mois de pauses et d’absences sur le blog.

Tou­jours bon de rap­pe­ler que je reste tou­jours actif mal­gré tout sur mes dif­fé­rents réseaux : Ins­ta­gram, Tik­Tok et YouTube !

Est-ce que ce nou­veau for­mat vous plait ?

Est-ce que vous appré­cie­riez une ver­sion vidéo ?

Dites moi tout en commentaires !

Je vous dis à très vite 🙂


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