Origines : du conte au cinéma

Les créatures qui se cachent sous ton lit...

Depuis l’enfance, j’ai tou­jours été pas­sion­né par les his­toires de créa­tures fan­tas­tiques qui pou­vaient se cacher sous mon lit. Sou­vent ber­cé par les contes et les légendes que mon père nous racon­tait avant l’heure du cou­cher, c’est sans doute là que mon ima­gi­na­tion a com­men­cé à prendre racines.

Au tra­vers des livres que je lisais ado (L’apprenti épou­van­teur, Per­cy Jack­son, Peg­gy Sue et les fan­tômes, Chair de poule), j’ai conti­nué à culti­ver cette culture de l’imaginaire et à la faire gran­dir au fur et à mesure de ce que je me racon­tais. J’ai culti­vé cette pas­sion pour la curieuse étran­ge­té, le mer­veilleux, mais aus­si pour les monstres et les enti­tés diverses qui ins­pirent la peur.

C’est vers l’âge de mes 15 ans que je com­men­çai à consom­mer des films d’horreur entre amis. De prime abord étran­ger à cet uni­vers, je ne retrou­vai pas tout de suite ce que j’appréciais dans les récits qui me fas­ci­naient étant enfant. Trau­ma­ti­sé par la fil­mo­gra­phie de James Wan (Conju­ring, Insi­dious…) à laquelle je dus mul­tiples cau­che­mars et angoisses… Je pris la déci­sion d’arrêter de m’intéresser à cet uni­vers auquel je me sen­tais para­doxa­le­ment plu­tôt sensible.

Je me sou­viens que cela m’était aus­si arri­vé plus jeune avec le fan­tas­tique film d’Hen­ry Selick : Cora­line. J’en gar­dai un sou­ve­nir vivace durant plu­sieurs années. A la fois ter­ri­fié et fas­ci­né par ce que j’avais vu.

Quand je parle de ciné­ma de genre, j’entends ciné­ma d’horreur et/​ou fan­tas­tique. Je parle de ce ciné­ma qui exploite ses thèmes par la peur, par l’étrange. Qui a tou­jours fait écho en moi de par ses uni­vers sin­gu­liers et par­ti­cu­liers. Petit à petit, en me rap­pro­chant de ce ciné­ma là, je me ren­dis compte que c’était sûre­ment celui qui me pas­sion­nait le plus. Celui qui ren­trait le plus en réso­nance avec mes réfé­rences depuis l’enfance.

Découverte et références

Il est en réa­li­té dif­fi­cile de don­ner une défi­ni­tion pré­cise du ciné­ma de genre. Lorsque j’évoque cette notion ici, c’est avant tout pour dési­gner l’ensemble de mes réfé­rences en terme de films d’horreur/thriller/fantastique. Pour repré­sen­ter en quelque sorte ces films qui nous offrent des mondes dif­fé­rents du notre, avec des repré­sen­ta­tions visuelles fortes et osées, un par­ti pris et une esthé­tique par­fois déran­geante et hors du commun.

Pour mieux défi­nir cela, je vous ren­voie à un article très inté­res­sant sur le sujet du site Bon chic, Bon genre :

Ce n’est que lorsque je com­men­çai mes études en école de ciné­ma que je repris contact avec cet uni­vers. J’essayais de rat­tra­per mon retard sur tous les films cultes que je ran­geais dans ce registre.

  • En pas­sant par les plus gros suc­cès de ces der­nières années (Mid­som­mar, Get out, The Witch, Mis­ter Baba­dook…)
  • Les sagas de sla­sher (Scream, Hal­lo­ween, Les griffes de la nuit…)
  • Les films en found foo­tage (Pro­jet Blair Witch, Para­nor­mal acti­vi­ty, REC…)
  • Les films moins récents (Shi­ning, Alien, The thing, Psy­chose, Evil dead 2 et 3…)
  • Les films de genre fran­çais (Grave, Ghost­land, Ver­mines…)
  • Et bien d’autres (It fol­lows, The des­cent, Mise­ry, The grudge, Sus­pi­ria, Le laby­rinthe de Pan…)

En culti­vant ain­si ma culture pour ces films, cela me don­na envie de déve­lop­per mes propres histoires.

Des his­toires qui ren­draient hon­neur à ce ciné­ma qui me parle, qui me tient en haleine, qui me fait vivre des émo­tions que je ne retrouve nulle part ailleurs. Ce ciné­ma qui repré­sente pour moi comme une cathar­sis pour mes plus grandes peurs. Ce ciné­ma qui me fas­cine et qui mal­gré ses codes, redouble sans cesse d’inventivité et par­fois en joue. C’est un uni­vers dans lequel je me retrouve et que j’ai envie d’explorer davantage.

Je crois que si le ciné­ma de genre plait autant, c’est parce qu’il va pui­ser dans les facettes les plus sombres et enfouies de l’humain. Il ren­voie à nos peurs les plus pri­mi­tives. Il les inter­prète de diverses façons et met des images sur nos hantises.

Le ciné­ma de genre explore les aspects sombres de la vie par la peur, qui est l’un des sen­ti­ments les plus pri­mor­diaux chez l’être humain (mer­ci Vice Ver­sa). Il se sert de cette émo­tion comme éner­gie pour fabri­quer des mondes, des créa­tures et des situa­tions par­fois plus proches de notre quo­ti­dien qu’on ne le pense. C’est aus­si pour cela qu’il est sou­vent facile de s’identifier à ce que tra­versent les personnages.

Fas­ci­né par les codes et l’imagerie employés dans ces films, il fal­lait à tout prix que mes futurs pro­jets de ciné­ma soient de la même trempe.

Projets futurs

Depuis tou­jours pas­sion­né d’écriture, le fait de pou­voir mettre des images en mou­ve­ment sur mes mots et mes idées me fas­cine. J’ai par ailleurs pu réa­li­ser un petit court-métrage l’an der­nier, dans le cadre de mes études : Com­ment j’ai réa­li­sé mon pre­mier court-métrage.

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Bien évi­dem­ment, il est loin d’être par­fait et est bien repré­sen­ta­tif de mon niveau débu­tant. Mais cela me motive pour la suite et me donne envie d’en réa­li­ser plein d’autres ! C’est pour cela que je fais de ce pro­jet l’une de mes prio­ri­tés dans mes pro­jets futurs.

Consom­mer et pro­duire du ciné­ma reste l’une de mes sources de moti­va­tion principale.

Je vous tien­drai, bien enten­du, au cou­rant dans l’avancement de tous ces projets.

A très vite pour de nou­veaux articles !

M. Crea­te­rium


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