
Avant d’être publiés en volumes, la plupart de vos mangas préférés sont édités dans le magazine de prépublication japonais le plus populaire : le weekly shonen jump.
Le principe ? Chaque mangaka ayant la chance d’y avoir une série publiée propose un nouveau chapitre, en général une fois par semaine, que les adolescents japonais découvriront au fur et à mesure. Une manière de les fidéliser aux séries en cours mais aussi de les accrocher aux nombreux univers du magazine mis en avant et à leurs personnages devenus iconiques au fil des numéros.
Parmi eux, on a pu compter les plus éminents : Dragon Ball, Jojo’s Bizarre Adventure, Death Note ou encore les membres du Big 3, les trois shonen les plus populaires dans les années 2000 (One Piece, Naruto, Bleach) avec One Piece toujours en cours malgré ses presque 30 années d’existence.
Vous l’aurez sans doute compris, la réputation du jump n’est plus à prouver. Ayant révélé de nombreux jeunes mangakas ainsi que leurs oeuvres devenues de véritables références de la pop culture.
Mais alors qu’en est-il d’aujourd’hui ? Quels sont les mangas qui méritent qu’on leur porte une attention toute particulière ? Quels seront les prochains à marquer leur temps et les prochaines générations ?
Après la fin de grosses pointures comme My hero academia et Jujutsu Kaisen l’année dernière, quelles sont les pépites qui forgeront l’avenir du shônen ?
Aujourd’hui, je vous présente 5 mangas du jump qui pourraient peut-être devenir les prochains hits du magazine !
Sakamoto days

Sakamoto days, ça raconte l’histoire d’un assassin légendaire à la retraite : Taro Sakamoto. C’est à l’âge de 28 ans que nous retrouvons le jeune père de famille reconvertit en gérant de supérette où il coule des jours plutôt paisibles aux côtés de sa femme et sa fille.
Mais tout bascule le jour où sa tête est mise à prix et qu’il devient la cible de nombreux assassins avides d’argent et de gloire.
Au début, la série prend surtout des accents comiques voire parfois « tranche de vie« mais au fur et à mesure que l’histoire avance, le récit prend des tons un peu plus sérieux. Ce qui est intéressant, c’est de découvrir tout le lore autour des organisations d’assassins, leurs règles, leurs têtes d’affiches…
Le tout accompagné d’un casting plutôt sympathique : Shin, un jeune télépathe qui veut marcher dans les pas de son idôle, Sakamoto, Lu une jeune femme issue de la pègre chinoise qui maîtrise des techniques de kung fu et aime un peu trop l’alcool, Heisuke, un tireur d’élite hors pair mais un peu trop naïf avec son perroquet de compagnie…
Sans compter le nombre d’assassins tous plus charismatiques les uns que les autres qui ont fait leurs armes aux côtés de Sakamoto.

Mais là où le manga se démarque le plus d’après moi, c’est dans ses scènes d’action ultra dynamiques et ses combats au crayonné nerveux.
Les +
- Les scènes d’action
- Le lore des assassins
- Des personnages qui puent le flow
Les –
- Lent à démarrer
- Un anime pas toujours à la hauteur du manga
- Un humour parfois poussif
17 tomes parus en France, dispo chez Glénat.
1 anime en cours d’une saison avec partie 2 à paraitre en juillet 2025, dispo sur Netflix.
Ichi the witch

Attaquons-nous maintenant au manga le plus jeune de cette sélection : Ichi the witch !
Né sous la plume de Osamu Nishi, autrice de Iruma à l’école des démons et Shiro Usazaki, la dessinatrice talentueuse du regretté et controversé Act-age, la série se fait déjà une place de choix dans le jump, enchaînant les bonnes places dans les hauteurs du classement.
Les univers de sorciers et de magie me parlant tout particulièrement, je me suis intéressé assez vite à la série.
On y raconte l’histoire d’un monde où seules les femmes peuvent devenir des sorcières en terrassant des créatures regorgeant de ressources magiques appelées « magiks ». Ichi, un jeune chasseur devient le premier sorcier en arrivant à bout de l’une de ces créatures.
L’univers fantastique me parait prometteur et me parle, il y a encore peu de chapitres à l’heure où j’écris cet article mais j’attends avec impatience que le manga puisse faire ses preuves.
Une sortie est prévue en France chez Ki-oon pour février 2026.
Les +
- Les illustrations couleurs de Shiro Usazaki
- Un univers de fantasy dans le jump
- De bons classements dans le magazine
Les –
- Encore un peu jeune pour se faire une véritable idée
- Beaucoup d’attentes qui pourraient être déçues
- Des premiers arcs un peu rushés pour pouvoir faire ses preuves
Manga à paraître chez Ki-oon en février 2026.
Pas d’anime.
Blue box

Blue box, c’est la nouvelle comédie romantique dont le jump avait besoin.
Mêlant romance et sport, le manga fait déjà partie des plus populaires du magazine.
On y suit Taiki et Chinatsu qui sont scolarisés dans le même lycée et s’entraînent donc dans le même gymnase. Chinatsu fait partie de l’équipe de basketball, Taiki, lui, s’entraîne tous les matins pour parfaire sa technique au badminton.
A force de se croiser, Taiki va nourrir un début de sentiment amoureux pour cette fille qu’il admire. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que les deux jeunes sportifs vont être amenés à habiter sous le même toit !
Ce que j’ai aimé dans Blue box, au delà de la romance plutôt mignonne, ce sont les traits tout en douceur des personnages. Et même si les scènes plus sportives prennent moins de place, on ressent toute leur intensité à travers le dessin de Kôji Miura.
L’anime de très bonne facture, boostera encore plus la popularité de la version papier, ce qui propulsera le manga dans le top 10 des ventes annuelles provisoires du top oricon pour l’année 2025.

Les +
- Le style de dessin « smooth » très agréable à l’oeil
- Une bonne adaptation anime
- Le mélange romance et sport assez original avec des personnages qui se tirent vers le haut
- Un opening de folie
Les –
- Le personnage de Taiki vraiment trop coincé
- Un triangle amoureux parfois cliché
- Quelques longueurs
9 tomes parus en France, dispo chez Delcourt Tonkam.
1 anime d’une saison dispo sur Netflix.
Akane banashi

Akane Banashi, c’est sans doute le manga ici qui peut paraître le moins accessible pour nous-autres occidentaux, de par son thème : le rakugo.
Le rakugo, c’est comme une sorte de « stand up japonais » mais pour le coup, assis sur les genoux et plus traditionnel. L’humoriste est en kimono et imite tout une galerie de personnages comiques tout en racontant une histoire. Cette pratique ayant vu le jour durant l’ère Edo, a cours depuis aujourd’hui plus de 300 ans.
Dans Akane Banashi, la jeune Akane veut marcher dans les pas de son père rakugoka. Ce dernier sera humilié lors d’une audition et obligé de prendre une autre voie par la force des choses, abandonnant ainsi sa plus grande passion. En recherche de revanche et déterminée, Akane se lancera dans une carrière de rakugoka et montera sur scène six années plus tard. Un long parcours l’attendra avant de pouvoir faire regretter aux grandes instances du rakugo d’avoir évincé son père.
Je dois confesser que je n’ai pas encore avancé ma découverte de l’œuvre plus loin que le premier chapitre. Bien qu’ayant apprécié le peu que j’en ai lu. Je reste cependant assez curieux de voir ce qu’un potentiel anime pourra nous proposer. Le travail des seiyû ajoutera à mon humble avis clairement un plus et j’ai assez hâte de voir ça.
Les +
- Fait découvrir la pratique méconnue du rakugo
- L’ascension d’un personnage dans une pratique artistique
- Recommandé par Eiichirô Oda (One Piece)
Les –
- Une narration type shonen assez classique
- Manque de popularité après trois années de publication (comparé à ses rivaux)
- Il faudra attendre un anime pour plus d’immersion
12 tomes parus en France, dispo chez Ki-oon.
Pas d’anime.
Kagurabachi

Si vous suiviez l’actualité du jump fin 2023, alors vous n’avez pas pu passer à côté de la titanesque vague de mèmes à propos du nouveau shonen Kagurabachi.
Vanné pour son héros aux cheveux sombres avec son sabre, ses cicatrices et son regard ténébreux ainsi que pour l’esthétique de ses premiers visuels, le manga s’est tout de même fait une petite place de choix au sein du magazine, et son bad buzz à son lancement n’a finalement pas fait cesser d’accroître sa popularité depuis lors.
Kagurabachi, ça raconte l’histoire de Chihiro, le fils d’un forgeron légendaire, ayant fabriqué les plus grands sabres de la guerre de Seitei quinze ans plus tôt.
Lorsque son père est assassiné par de mystérieux sorciers qui convoitent ses six meilleures lames, Chihiro cherchera à assouvir sa vengeance, accompagné du septième katana ensorcelé qu’il lui a légué.

A ma lecture, j’ai été agréablement surpris par les scènes d’action et le découpage de l’auteur.
Même si l’histoire reste assez classique et ne réinvente clairement pas la roue, les antagonistes et les mystères qui entourent la guerre de Seitei poussent à en savoir davantage et à suivre la quête de vengeance de Chihiro.
La question maintenant est de savoir si le manga réussira à prouver qu’il est au moins aussi bon que les mèmes qui ont fait sa réputation.
Affaire à suivre…
Les +
- Un style de dessin original
- Un système de pouvoirs sympathique
- Un découpage aux petits oignons
Les –
- Des personnages assez caricaturaux
- Des mèmes qui entachent sa réputation
- Une copie des codes des derniers shônen à la mode
2 tomes parus en France, dispo chez Kana.
Pas d’anime.

Alors ? D’après vous, quels sont les mangas qui méritent de captiver votre attention pour les prochaines années à venir ?
Seul le temps confirmera ou non nos pronostics mais en attendant, cultivez votre curiosité, car après tout, nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise !
En attendant, je vous dis à très vite pour de nouveaux articles !
M. Createrium
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