Pour en savoir plus sur les origines et l’histoire du cinéma de genre, reportez-vous à mon article précédent sur le sujet :
Cinéma choc (70’s)
Les années 70 vont être un moment charnière dans l’histoire du cinéma fantastique. Durant cette période, les films vont devenir de plus en plus « durs ».
Ils se distinguent en plusieurs catégories :
Films d’exorcisme
Tout d’abord, il y a ceux qui passent par la mise en avant d’une représentation du mal absolu (le diable).
Apparaissent alors les premiers films de possession, d’esprits maléfiques et d’exorcisme.
Quelques références de films d’exorcisme :
Films de zombies
Vient ensuite une nouvelle catégorie qui va émerger dans le cinéma d’horreur durant cette décennie.
En effet, c’est en 1968 que le réalisateur George A. Romero va poser les toutes premières bases du film de zombies tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est aussi la toute première fois dans l’histoire du cinéma que le rôle principal est tenu par une personne de couleur (Duane Jones) alors qu’il aurait pu être joué par un blanc.
Quelques références des films de zombies :
Films de survie : le « survival »
Avec le film massacre à la tronçonneuse (1974), on utilise le cinéma d’horreur pour parler d’horreur sociale et du quart-monde américain (extrême pauvreté à l’intérieur des pays riches) sous couvert de film de serial killer, qui intronise le film de survie (survival).
C’est aussi le premier film à avoir atterri au musée dans les années 90 (il est intronisé au Horror Hall of Fame en 1990 et fait partie de la collection permanente du Museum of Modern Art à New York) et permis d’élever le cinéma fantastique au rang d’art.
En 2012, Massacre à la tronçonneuse est désigné par les critiques du magazine Sight and Sound du British Film Institute comme l’un des 250 plus grands films de tous les temps.
Les films de cannibales continueront d’avoir du succès notamment avec le film de Wes Craven, la colline à des yeux en 1977.
Les deux métrages auront d’ailleurs droit à plusieurs remakes jusqu’en 2022 pour Massacre à la tronçonneuse. Autant dire que c’est une franchise qui marquera le cinéma d’horreur.
Films de « body horror »
Après les esprits malins, les zombies et les cannibales, c’est au tour de David Cronenberg de s’illustrer dans un nouveau sous-genre du cinéma horrifique : le body horror.
Des films qui mettront en scène l’horreur rattachée au corps humain.
Quelques références du « body horror » :
Films d’angoisse italiens : « le giallo »
De l’autre côté de l’Atlantique, l’Italie n’est pas en reste avec un certain réalisateur : Dario Argento, à l’origine du fameux film de sorcières : Suspiria (1977). Ce film inspirera notamment de par sa photographie et ses couleurs, singulières à l’époque pour du cinéma d’horreur.
Il dénote de ses prédécesseurs plus sombres avec ses inspirations pop et ses couleurs primaires : rouge, bleu et vert. Le film instaure un cadre d’autant plus particulier grâce à l’architecture des décors qui s’appuie sur des formes géométriques (inspirations Art déco) et des courbes (inspirations Art nouveau).
On doit aussi à Dario Argento, les frissons de l’angoisse (1975) sorti deux années plus tôt.
On parle ici de giallo pour désigner un thriller, un film d’angoisses italien à la frontière de l’horreur et du film policier.
L’âge d’or (80’s)
Films de « space opera » : la saga Star Wars
C’est à l’aube des années 80, que la cultissime saga Star Wars voit le jour. On la considère aujourd’hui comme la toute première grande saga de space opera, sous-genre majeur de la science-fiction. Avec Star Wars, le développement des effets spéciaux connait un grand bond en avant.
Georges Lucas le devra avant tout à Rick Baker, maquilleur et costumier d’exception qui travaillera avec lui sur Star Wars.
Baker est également à l’origine du maquillage dans de nombreux films tels que Men in Black, Le Grinch, Ed Wood et bien d’autres… Cela lui vaudra même de remporter l’oscar pour le meilleur maquillage sur le loup-garou de Londres en 1982. Une grande première à l’époque dans le monde du cinéma.
Mis à part Hollywood, où il est considéré comme l’un des meilleurs dans son domaine, c’est aussi à lui qu’on doit les zombies du clip Thriller de Michael Jackson sorti en 1982.
Films de serial killer : le « slasher »
C’est également avec les années 80 que l’on retrouve le désir de créer des « mythes modernes », avec de nouveaux monstres identifiables comme à la manière des « classic monsters » avant eux (voir Origines et histoire du cinéma de genre 1ère partie (1895-1960) ).
Le sous-genre du film de slasher fait alors son apparition avec des franchises cultes telles que :
- Halloween (Michael Myers) – (1978)
- Vendredi 13 (Jason) – (1980)
- Les griffes de la nuit (Freddy Krueger) – (1984)
Mais aussi des films qui apportent leur nouveau lot de monstres et créatures cauchemardesques :
- La saga Alien – (1979-2024)
- La saga Phantasm – (1979- 2016)
- The thing – (1982)
- La saga Hellraiser – (1987-2022)
Parmi les différents réalisateurs émergents durant cette période, on peut compter John Carpenter (Halloween, New York 1997, The thing… )
Films de « comédie horrifique » : la saga « Evil Dead »
C’est aussi durant les années 80 que le trio composé par Sam Raimi (réalisation), Bruce Campbell (acting) et Robert Tapert (production) va faire ses premières armes.
Ils sont entre autre à l’origine de la génialissime saga d’horreur Evil dead dont les deuxième et troisième volet ont des accents plus comiques et « grand guignol » : c’est la comédie horrifique.
En plus du cinéma horrifique, Sam Raimi est également connu pour être le papa de la première trilogie Spider Man sortie dans les années 2000 avec Tobey Maguire.
La trilogie Spider man relancera par ailleurs la mode des films de super-héros. Avec elle, une grande vague de nouveaux films du genre ouvriront la porte des cinémas pour Marvel et DC comics.
Films gores : Lucio Fulci, le « poète du macabre »

En Europe, les italiens n’ont toujours pas dit leur dernier mot avec le cinéaste Lucio Fulci. Le réalisateur sera reconnu comme le « poète du macabre « . Au travers de ses films de zombies et ses gialli angoissants, l’italien offrira comme un renouveau du genre notamment de par ses scènes très graphiques dans le gore et son érotisme morbide.
Quelques références de films de Lucio Fulci :
Je m’arrête là pour cette seconde partie sur le cinéma de genre horrifique ! Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller lire la partie suivante sur le sujet 🙂
Je vous dis à très vite pour de nouveaux articles !
M. Createrium
En savoir plus sur Createrium
Subscribe to get the latest posts sent to your email.























