Si vous voulez en connaître davantage sur les origines et l’histoire du cinéma de genre, veuillez vous reporter à mes articles précédents sur le sujet :
Meta-cinéma (90’s)
Les années 90 se présentent comme une nouvelle décennie de films cultes, que ce soit :
Dans le thriller :



Dans le fantastique avec un renouveau du sous-genre du « vampire« :
- Dracula – Francis Ford Coppola (1992)
- Entretien avec un vampire – Neil Jordan (1994)

Le film de Coppola va créer une nouvelle caste de films de vampires qui va un peu desservir le genre fantastique.
Développement des effets spéciaux
En parallèle, la CGI (Computer Generated Imagery)va commencer à se développer. Le cinéma fantastique connait alors une évolution technologique qui ne lui réussit pas. On troque parfois alors le maquillage et autres techniques traditionnelles pour de nouveaux effets spéciaux.

Dans tous ces nouveaux films qui se reposent davantage sur les effets spéciaux (aussi appelés « FX »), quelques un sortent tout de même du lot. De nouvelles licences voient alors le jour comme :
- Terminator 2 – James Cameron (1991)
- Jurassic Park – Steven Spielberg (1993)
- Matrix – Les soeurs Wachowski (1999)
De nombreux cinéphiles se disputent encore pour savoir quel a été le film ayant marqué la plus grande avancée concernant les effets numériques entre Jurassic Park et Terminator 2. Pour les deux films, on ne laisse pas de côté le long travail de maquillage. On fait également appel à des animatroniques notamment pour donner un effet d’autant plus réaliste et effrayant aux gigantesques créatures de Jurassic Park. Pour Terminator 2, on a aussi recours à cette technologie pour animer les robots et autres cyborgs.
Pour en savoir plus sur les effets spéciaux de Jurassic Park, je vous renvoie à cet article plus détaillé sur le sujet du site Jurassic-park.fr : les effets spéciaux de Jurassic Park
Peter Jackson : de l’horreur à la fantasy
A côté des gros block busters, les années 90 signent également les débuts de Peter Jackson, réalisateur qui s’essayera pour commencer à l’horreur frisant avec la comédie, voire la parodie.



Son film Braindead est reconnu comme l’un des plus gores de tous les temps. Il interrogera justement sur les limites entre l’horreur et la parodie.
Quelques années plus tard, c’est aussi lui qui sera à l’origine de l’adaptation du seigneur des anneaux sur grand écran, à l’aube des années 2000. Par cette transition, le réalisateur passera de l’horreur au film de fantasy. Le seigneur des anneaux deviendra d’ailleurs un pilier de ce genre au cinéma.

Nouvelles adaptations pour nouvelles têtes d’affiche
Les années 90 signent également la sortie de nouvelles adaptations au cinéma de livres ou de BD.
Stephen King reste encore aujourd’hui une source intarissable d’idées pour le cinéma d’horreur :



Le film de Romero raconte l’histoire de Stephen King à l’époque où il écrivait sous un pseudonyme.

Le télefilm Ça de 1993 reviendra également nous hanter une vingtaine d’années plus tard avec la nouvelle adaptation d’Andy Muschietti en deux parties (2017 et 2019). Le personnage du clown Grippe-sou (re)deviendra une icône de la pop culture et du cinéma d’horreur sous le visage de l’acteur suédois Bill Skarsgard. Ce dernier nous livrera une interprétation des plus cauchemardesques qui laissera une empreinte sur le paysage horrifique, nous livrant ainsi une nouvelle tête d’affiche du genre.

Stephen King n’est cependant pas le seul auteur à avoir marqué les générations de cinéastes d’horreur. Je pense notamment à H.P Lovecraft et à son mythe du Ctulhu.
C’est en 1994 que John Carpenter réalisera le film l’antre de la folie. Ici, pas de mention spécifique à Lovecraft ou de citations d’éléments en particulier liés à l’univers de l’auteur. On peut néanmoins ressentir toute l’essence de son oeuvre. Une horreur indicible. Quelque chose qui nous dépasse et qui nous paralyse. Une horreur qui puise dans la folie, maître mot du lore de Lovecraft.

On va également chercher des inspirations dans la bande dessinée et plus particulièrement le comics. Le réalisateur australien Alex Proyas jette son dévolu sur The crow, une histoire de vengeance sous couvert de fantastique et d’ambiance gothique. Avec son adaptation pour le grand écran, Proyas hissera son héros au rang d’icône. Tout cela lui vaudra un certain succès puisque le film multipliera ses recettes au box office international par 4 par rapport à son coût de production.
On doit également au réalisateur, l’excellent film de SF : Dark city (1998), passé plutôt inaperçu à sa sortie mais qui propose un univers bien singulier qui vaut le détour.
L’horreur pour illustrer un trauma

C’est en 1990 que l’échelle de Jacob verra le jour sous la direction du cinéaste britannique Adrian Lyne. A la base maitre du thriller érotique (9 semaines et demie, liaison fatale...), Lyne change ici totalement de registre. On suit l’histoire d’un soldat américain rescapé du Viêt Nam, sujet à de terribles visions. L’horreur est ici utilisée pour illustrer le stress post-traumatique du soldat. Le thème est plus mature que ce qu’on a l’habitude voir à l’époque avec les films de slasher. L’horreur est employée ici pour transmettre un message fort et touchant. Le film deviendra culte par la suite et inspirera par son intrigue mais aussi ses effets spéciaux de nombreuses licences (notamment le jeu-vidéo Silent hill).
Slashers et méta-fiction
Pour parler de films « méta« , le genre du slasher n’est pas en reste puisque c’est sans doute celui qui s’illustre le mieux dans cette nouvelle tendance.
Parmi eux, les sagas Freddy, les griffes de la nuit mais aussi Scream vont se démarquer. Les codes du genre sont réutilisés, essorés, parfois tournés en dérision. Le spectateur s’étant déjà habitué aux codes instaurés, il a besoin de voir quelque chose de nouveau. L’horreur est donc utilisée ici à des fins plus divertissantes. Mais les slashers vedettes des années 80 restent toujours autant en place. Ils jouent maintenant avec le spectateur comme avec leurs victimes dans la fiction.

Un nouvel intérêt pour le paranormal

C’est aussi dans le courant des années 90 que l’intérêt pour les événements étranges et paranormaux monte en flèche. On le doit surtout dès 1993 à la série télé X files. C’est donc sous fond d’enquêtes non résolues que le sujet du paranormal est ici abordé. La série connait un immense succès à l’époque et insufflera au public un nouveau regain d’intérêt général pour les histoires de fantômes et autres spectres.
Je m’arrête là pour cette troisième partie sur le cinéma de genre horrifique ! Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller lire la partie suivante sur le sujet !
Je vous dis à très vite pour de nouveaux articles !
M. Createrium
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